La Commission européenne a annoncé vendredi avoir identifié des manquements de la part du groupe diversifié Vivendi dans le cadre de son rachat de Lagardère en 2023. En effet, Bruxelles reproche à Vivendi d'avoir pris le contrôle de fait de Lagardère avant d'avoir obtenu le feu vert des autorités de la concurrence pour cette acquisition. En particulier, l'enquête de la Commission a révélé que Vivendi suivait de près et intervenait régulièrement dans les décisions stratégiques concernant la ligne éditoriale ainsi que les couvertures et les articles des magazines et journaux de Lagardère. Vivendi est également intervenu dans les licenciements et les recrutements de journalistes pour les deux publications, ainsi que ceux de la radio Europe 1. Cette pratique dite de "gun jumping" peut conduire à une amende pouvant aller jusqu'à 10% du chiffre d'affaires de l'entreprise. Pour sa part, Vivendi a indiqué qu'il contestait les allégations de la Commission européenne et y répondrait de manière argumentée afin d'obtenir sa mise hors de cause et la clôture de l'enquête.