Près de 200 pays réunis en Amazonie brésilienne ont adopté, samedi, à la COP30 un consensus sur l'action climatique, sans plan de sortie des énergies fossiles. Le texte appelle à tripler les financements pour l'adaptation climatique des pays en développement sur les dix prochaines années. Aussi, les Etats réaffirment avec force leur engagement envers le multilatéralisme et les objectifs de l'accord de Paris et s'engagent à rester unis dans la poursuite des efforts. En outre, limiter le réchauffement mondial sous la barre de +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle est désormais jugé hors d'atteinte. Toutefois, l'accord de Paris a permis de limiter les dégâts car au lieu de se diriger vers un réchauffement de l'ordre de 4°C, la planète suit une pente l'amenant vers +2,5°C. Notons enfin la création par le président brésilien d'une Facilité de financement des forêts tropicales via la mise en place d'un fonds d'investissements, qui sera abondé d'abord par des Etats, puis par des entreprises pour investir dans des actifs verts, dont les profits nets seront reversés aux pays tropicaux présentant de faibles taux de déforestation.